Le Pluviôse – Un drame national le 26 mai 1910.

Le Pluviôse

Au début du 20ème siècle, les militaires croient de plus en plus aux sous-marins.

Le Pluviôse est le premier d’une classe de sous-marins portant sont nom, qui comptera 18 exemplaires, construits d’abord à Cherbourg, puis à Rochefort et Toulon.

Six sous-marins de la classe Pluviôse vont couler entre 1910 et 1919, année de leur retrait de service.  Parmi ceux-ci, deux seulement disparurent suite à un fait de guerre, les autres furent percuté par des navires « amis ».

Le 26 mai 1910, des manœuvres sont organisées et le commandant du Pluviôse, Calot, invite le Capitaine de Frégate Prat, commandant la base sous-marine de Calais à y assister à son bord.

Coup du Sort, c’est le paquebot Pas-de-Calais qui percute le Pluviôse, éventre sa coque et l’envoie par le fond.

Les secours, bien que dépêchés en nombre, furent inutiles, tous les occupants (27), périrent noyés dans le cercueil de métal.

Il faudra attendre 15 jours pour que le sous-marin soit renfloué et pour que le pénible travail d’extraction et d’identification des dépouilles puisse commencer.

Les familles des membres de l’équipage eurent la maigre consolation de funérailles nationales… Leur détresse est évoquée dans la chanson ci-dessous.

IMG_0302

Le monument ci-dessous est à Calais, à quelques pas du Courgain (quartier des marins pêcheurs)… mal situé, mal entretenu et mal renseigné, il me semble ajouter à la tristesse de cet événement… qui a eu lieu en temps de paix.

Cliquez-ci dessous pour écouter :

En hommage aux 27 marins du sous-marin Pluviôse, sous-marin perdu corps et biens devant Calais le 26 mai 1910. Extrait du cahier de chant de Louis Pouilly (1911).

L’âme aguerrie
Sous les flots ils font leur devoir
Car la patrie
A mis en eux tout son espoir
Dans le Pluviôse
Insouciants du danger
Nos marins en prison close
Apprenaient à nous protéger

REFRAIN

Les mères vont pleurer
La mer sans soucis de leurs alarmes
A pris leurs grands enfants
Sans crainte de les desespérer
Triste fatalité
Qui fait toujours verser tant de larmes
Que de coeurs vont saigner
Les mères vont pleurer

Soudain l’abîme
Ouvrant son sein traître et félon
Consomme un crime
Engloutissant le sous-marin
La mer demeure
Implacable et sans merci
Notre pauvre France pleure
Les enfants qui sont engloutis

Toute la France
Veut les arracher à la mort
Vaine espérance
La gueuse brise son effort
Elle est la cause
Encore d’un pénible deuil
Car desormais le Pluviôse
Pour ces marins n’est qu’un cercueil

Toutes les mères
En portant ce deuil national
Versent d’amères
Larmes depuis ce jour fatal
Mais l’équipage
Au seuil de son noir tombeau
Met une glorieuse page
Au lion d’or de son drapeau

L’air utilisé pour ce chant est « J’ai tant pleuré » de Joseph RICO… 

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