Forteresse de Mimoyecques – Une des dernières tentatives du Reich – Mai 2016

Lorsque le vent à commencé à tourner lors de la Seconde Guerre Mondiale, Hitler a commandé des « constructions spéciales ».

Outre le mur de l’Atlantique, très visible sur la côte d’opale en raison de sa certitude que le débarquement aurait lieu là, l’étroitesse du Détroit du Pas-de-Calais lui apporte, ainsi qu’à ses ingénieurs, des idées pour bombarder Londres, devenue SA perfide Albion.

En ce jour, c’est à Mimoyecques que nous nous rendons pour une visite combinée de la forteresse souterraine et au dessus de celle-ci afin de comprendre son inutilité après les bombardements alliés.

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La photo le montre bien, les galeries ont été creusées dans le plateau crayeux de l’arrière pays de la région des deux Caps.

C’est une main d’oeuvre diverse (prisonniers civils et militaires, locaux disposant de connaissances spécifiques, …) qui a œuvré sous les ordres des forces allemandes à la réalisation ce ce dédale de galeries.

Aussi appelée « le canon de Londres », cette base dont le nom de code était « Wiese » (prairie) devait permettre d’envoyer des obus à charges multiples (V3) vers l’Angleterre.

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Pour faire « simple », cet ensemble de canons de 5 x 5 éléments sur deux sites distants de 1000 mètres, devait pouvoir envoyer 600 obus par heure sur Londres.

La forme du canon reconstitué ci-dessus se doit d’être expliquée.   L’obus est lancé de façon classique mais, pour lui donner une vitesse capable d’atteindre la capitale Britannique, des charges latérales, déclenchées par cet obus, explosent et le propulsent d’autant plus vite.

Si les « puits » de lancement obliques (voir ci-dessus) ne pouvaient pas être orientés, c’est en jouant sur la charge d’explosifs que ce « canon » pouvait être réglé.

A l’intérieur, l’homme et la nature ont laissé des traces… si cette génératrice est totalement humaine, les concrétions sont naturelles.

Une photo ci-dessus évoque les deux… la nature dont le sol bouge, créant des fissures, et les « marqueurs » laissés par l’homme pour juger de la gravité de celles-ci.

Les alliés ne comprenaient pas le rôle de cette base mais en connaissaient l’existence.  De novembre 1943 à août 1944, le site fut copieusement bombardé.  C’est le 6 juillet 1944 qu’un attaque à l’aide de bombes « Tallboys » qui fit sans doute les plus gros dégâts.

Le 12 août 1944, le bombardier B-24, télécommandé vers ce site, piloté par Joseph Patrick Kennedy  (qui devait sauter en parachute avant l’impact) explosa prématurément. Il y perdit la vie au dessus de l’Angleterre.

Après cette visite, une guide nous emmène au sommet de la forteresse, c’est là que nous apprécierons les dégâts occasionnés à l’ouvrage par les bombardements… surtout celui du 6 juillet 1944.

La progression de la 3ème Division d’Infanterie Canadienne chassera les occupants des lieux avant tout combat.

Mai 2016 – Exposition des photos aériennes d’Olivier Prud’Homme – Château Mollack

Notre amis Olivier Prud’Homme exposait en ce mois de mai à Marquise.

C’est avec plaisir que nous l’avons rejoint pour le vernissage de cette exposition dans un cadre idéal.

C’est en véritable passionné qu’Olivier présente ses photos aux invités.   Les photos aériennes offrent une découverte de la région sous un autre œil.

Découvrons maintenant cette ancienne demeure superbement restaurée.

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A la lecture de ceci, tout est dit pensera-t-on…   Intéressons nous quand même à ces personnages.

Je n’ai pas trouvé de mention d’un Marc Frest au 16ème siècle… par contre, le château s’est appelé « Manoir du Lutin » et à été restauré par Marc Frest à 1657.

Il le tenait de son père Jacques et de sa mère, Jeanne Gillon.

L’arrière petit fils de Marc, prénommé Marc également, n’eût que deux filles, le domaine passe à son gendre, Noël Marteau d’Imbrethun, dont un descendant restaura le château en 1863.

La photo ancienne est issue de l’ouvrage « Familles anciennes du Boulonnais » – Thome 2 – par Pierre Daudruy avec la collaboration de Jean-Marie Boulanger, Henry Lorge et Michel Parenty.  Edition des Beffrois – 1983

 

Étaples – Camiers – Dannes : visite guidée « sur les traces du camp d’Étaples » – 5 mars 2016

Dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre,  le Syndicat Mixte du Montreuillois, l’office de tourisme et le musée Quentovic d’Etaples proposaient une visite guidée sur les traces laissées par la Grande Guerre dans le paysage des communes d’Etaples, Camiers et Dannes.

Après une présentation à l’office du Tourisme, Joël Ramet, archéologue, nous emmène sur le site de la gare militaire de cette époque.

De mémoire, c’est là où il y a un stade de sport de nos jours (avenue Roger de Rocquigny) qu’arrivaient les blessés et où ils étaient « triés » en fonction de leurs blessures.

Photos ci-dessus : ©Jean-Noël Huchez

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Photo ci dessus : ©Jean-Noël Huchez

Nous nous dirigeons ensuite vers l’impressionnant cimetière militaire Britannique d’Étaples.  La plupart des gisants sont décédés à l’hôpital militaire, mais certains d’entre eux ont été victimes des bombardements allemands ou sont morts de maladie.

Ce cimetière recèle des secrets que Georges Poisson, du Musée Quentovic, nous fait découvrir.

Cimetière Britannique d'Etaples

Pour avoir visité le cimetière de Saint-Étienne-au-Mont, nous savions que des travailleurs chinois ont perdu la vie sur la terre d’opale… Un seul d’entre-eux est inhumé à Étaples.  Ce qui nous touche, c’est le respect des autorités Britanniques, sa tombe se trouve derrière un massif de bambous évoquant son pays.

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Dans un square également à part, des soldats Hindous reposent dans ce lieu de mémoire.

Monsieur Georges Poisson nous guide auprès des tombes les plus surprenantes…  Soldats ayant servi en Égypte, soldats allemands morts à l’hôpital, volontaires féminines YMCA servant dans les hôpitaux, soldats de la Seconde Guerre Mondiale… Sans ses connaissances, nous n’aurions pas découvert ces sépultures.

Direction ensuite vers Camiers… Là, ce sont les camps d’entrainement des troupes avant le casse-pipe qui étaient implantés et notamment le « Machine Gun Corp », entrainement au maniement de la mitrailleuse.

Nous terminons notre périple à Dannes, dans les dunes du Mont-Saint-Frieux, où des plots d’ancrage des baraquements sont toujours visibles.

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Une après-midi maussade au niveau de la météo mais enrichissante s’achève sous la pluie et dans la froideur…  le groupe se disperse sans plus de cérémonie… dommage, notre idée était de se retrouver à la brasserie « La Marina » de Sainte-Cécile, propriété de Joël Ramet, (tiens, un nom d’Étaples).

Baie d’Authie – Berck-sur-Mer – Lieu dit « les sternes » – Mars 2016

Une journée de début de printemps ensoleillée à souhait, une luminosité sans pareil, un air limpide… que rêver de mieux pour aller admirer les phoques et se balader en bordure de baie…

Le meilleur moment pour les admirer est à marée basse, mais le plus beau spectacle à nos yeux se passe 1h30 avant l’heure de celle-ci.  Vous verrez alors les phoques descendre le cours de l’Authie où ils sont allé chasser (ou pêcher), et grimper sur le sable pour s’y reposer.

Nous parcourons l’estran vers le sud… mis à part les tentatives humaines de dompter la mer et le fleuve, le décor est sauvage, naturel au point que « Le bois de Sapin » nous apparaît dans son état pitoyable, rongé par les flots des tempêtes et des grandes marées.

Au retour, il ne reste qu’à trouver un banc ou à laisser libre court aux sentiments du moment.

Église Saint Quentin de Wirwignes – Le chef d’oeuvre d’une vie de l’abbé Lecoutre

L’église de Wirwignes se distingue par une décoration intérieure naïve autant que surprenante.

L’abbé Amédée Lecoutre, né en 1830 à Wierre-Effroy.  Il voyagea en Terre-Sainte et fut nommé prêtre de Wirwignes en 1864.

De 1869 à 1906, avec l’aide d’un ingénieur et d’un peintre verrier, il décore son église un peu à la manière du Facteur Cheval…

C’est lors de travaux de peinture à la voûte céleste qui domine la nef qu’il tombe de son échafaudage et se tue en 1906.

L’ensemble de l’église (bâti, pavements, décorations intérieures, …) est classé 100 années après la mort de l’Abbé.

L’église est bien souvent fermée… si vous désirez la visité, vous pouvez demander la clé à quelques pas de là, au restaurant traditionnel « Chez Mémère Harlé »… l’occasion de déguster leur merveilleuse tarte au papin (ou à gros bord, ou encore, au libouli.).

Une balade dans la Ville Haute – Boulogne-sur-Mer – Janvier 2016

Certains jours d’hiver, la ville est plus accueillante que la plage… Moins de vents, abris, lieux pour se réchauffer devant un roustintin…

Voici dont un extrait de ne pérégrination de ce jour de janvier 2016.

Dans la cour du Château Comtal (Château-Musée pour les Boulonnais), un insigne et une plaquent rappellent un haut fait de la libération de Boulogne lors de la Seconde Guerre Mondiale.

J’ai eu la surprise de découvrir une devise en gaélique sur le blason…   DILEAS GU BAS signifie… « gentils au fond ».

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Sortons de la cour du château par la poterne et longeons la muraille…

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L’imposant monument aux morts de Boulogne mérite d’être scruté de plus près, nous reviendrons par un climat plus clément.

Reprenons la Porte Neuve ou Porte de Calais pour revenir dans la ville.  La façade de la Basilique est assez simple par rapport à la majestuosité du dôme.

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J’ai toujours aimé les portes anciennes ; celles-ci m’a immédiatement interpellé.  Vous voulez la voir ?  Rendez-vous au 31 de la rue Saint-Jean.

C’est par cette petite rue typique que nous nous retrouvons sur la place Godefroy de Bouillon, puis sur la place de la Résistance, face au beffroi.

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