Festival vapeur du CFTVA 2018 – Arques (2)

Outre le matériel ferroviaire, de nombreuses attractions étaient offertes aux visiteurs.

Festival vapeur du CFTVA 2018 – Arques (1)

En avril 2018, un groupe des ADLCO s’est rendu à Arques afin d’assister au festival vapeur fêtant les 20 ans de l’association Chemin de Fer Touristique à Vapeur de la Vallée de Aa.

La ligne va d’Arques à Lumbres en passant par Blendecques.

Parmi les animations proposées à Arques, une très copieuse exposition de modèles réduits.

De nombreuses associations de préservation du patrimoine ferroviaire sont présentes avec des locomotives anciennes.

030 T Henschel (Train des Mouettes)

Le matériel ferroviaire du CFTVA est bien entendu de la fête.

Voici sa description su le site de l’association :

En 1996, le CFTVA a fait l’acquisition de cette locomotive à vapeur avec notamment les aides du Ministère du Tourisme, et du Conseil Régional.  Il s’agit d’une 150 Y Type 52  » Décapod  », légère (maximun 15,6 tonnes par essieu).

1) Historique de la machine

En 1942, la Deutsche Reichsbahn entreprit la construction de cette série de locomotives (« Baureihe » ou « BR » 52), de conception simplifiée, sans métaux non ferreux et à cabine de conduite fermée.

De 1942 à 1945, 7 559 locomotives dites de  » guerre  » furent fabriquées chez 15 constructeurs européens différents, dont une petite partie en France à Graffenstaden et numérotées 52 001 à 52 7792. Elles constituent la plus grande série jamais construite dans le monde, et ont appartenu aux chemins de fer de 14 pays. A la libération, en plus des 17 fabriquées en France, la SNCF a récupéré 25 machines abandonnées par la Reichsbahn. Ces machines ont constitué, à la SNCF, la série des 150 Y. Notre machine, la Ty2 n°  6690, est sortie des usines autrichiennes de Vienne Floridsdorf en 1943, a appartenu aux  » PKP  », les Chemins de Fer Polonais, et y a subi une grande révision générale en 1991, dans les ateliers d’Olesnica. Elle fut transférée à Arques par péniche, via les  canaux allemands, hollandais et belges, puis débarquée sur les quais en face de l’ascenseur à bateaux des Fontinettes.

2) Caractéristiques générales

vitesse limite originelle : 80 km/h
masse totale en ordre de marche : 86,07 t
masse d’adhérence : 77,4 t
masse par essieu moteur : 15,6 t (le plus chargé)
rayon minimal d’inscription en courbe : 90 m
diamètre des cylindres : 0,66 m
course des pistons : 0,66 m
surface de grille : 3,9 m2
surface totale de chauffe : 177,6 m2, surface totale de surchauffe : 63,7 m2
diamètre intérieur de la chaudière : 1,70 m
capacité de la chaudière : 8 000 litres
timbre originel de la chaudière : 16 bars (réduit à 14)
éclairage électrique par turbo-dynamo
poste de conduite à droite

3) Le tender

Il est de type 32 Y, surnommé  » baignoire  » :
masse à vide : 18 t
capacité en eau : 30 000 litres
capacité en charbon : 9,40 t
masse totale en ordre de marche : 60 t
masse totale Tender + Locomotive : 146,70 t
masse par essieu : 15 t
Caisse à eau demi-cylindrique soudée, faisant office de châssis, permettant un gain de poids appréciable de 11 tonnes par rapport à un tender classique riveté de même capacité.

Il est équipé d’un indicateur de niveau d’eau, d’une gaine pour gros outils à feu, d’un frein à main à vis, de coffres pour outillage et bidons.

Numérotés X 3801 à 4051, ces autorails ont été construits à 251 exemplaires entre 1950 et 1961.

Le X 3817, constructeur Renault, a été mis en service le 29 décembre 1951, il a fini sa carrière le 28 Septembre 1986 à Sotteville-lès-Rouen. Le X 3853, constructeur De Dietrich, a été mis en service le 13 mars 1953, il a fini sa carrière le 19 juin 1987 à Mohon.

Masse : 31,5 tonnes
Longueur hors tout : 21,85 m
Largeur : 3,09 m
Hauteur : 3,95 m

Diamètre des roues des essieux : 0,86 m
Rayon minimal d’inscription en courbe : en voie de 1,435 m : 120 m
Vitesse maximale : 120 km/h
Capacité du réservoir de gazole : 400 litres
Consommation moyenne : 60 litres au 100 km
Moteur thermique Saurer 360 ch ou Renault 340 ch (V12 – 4 temps)

Le X 3853 dispose d’un moteur thermique Saurer 360 ch
Le X 3817 est motorisé par un moteur Renault 340 ch

Autorails EAD « Caravelle » X4790 et X4795

Ces autorails X 4790 et X 4795 font partie des derniers exemplaires de la longue série des EAD (Elément Automoteur Double), surnommés « Caravelle »,  construits entre 1963 et 1981 par les Ateliers du Nord de la France ANF : X 4300, X 4500, X 4630, X 4750 et X 4790.

Les X 4790 à X 4796 ont été construits en 1981, et modernisés en 1987-1988 (cabines renforcées) puis en 2005 (livrée extérieure « TER », rénovation des aménagements intérieurs).

A chaque élément moteur XBD 4790 est associée sa remorque XRABx 8790.

Masse en ordre de marche : 66 tonnes
Longueur hors tout : 43,48 m
Hauteur : 3,74 m

Vitesse maximale : 140 km/h
Capacité voyageurs : 107 places (24 en 1ère classe et 83 en 2ème classe)
Moteur thermique Saurer S1 DHR (diesel 4 temps suralimenté, injection directe, 6 cylindres en ligne horizontaux, situé sous la caisse, 440 kW, 1550 tours/min)

Voitures Banlieue Est

Voitures métalliques banlieue Est : une voiture 1ère classe et une voiture 2ème classe.

Année de construction 1932.

Dans un post suivant : les expositions annexes.

2019 – Les améliorations continuent…

Quelques résidents se sont plaints de la qualité des matelas de la chambre 2 (2 lits gigognes).

Nous en avons pris bonne note, et depuis ce 5 septembre 2019, de nouveaux matelas bultex ont été placés en lieu et place des anciens matelas à ressorts.

Voici la description issue du site de la Société « Mousse plastique d’Artois » installée à Frévent (62).

Modèle 140 x 190

MATELAS JUPITER

Descriptif : Âme en mousse Haute Résilience, densité 37 kg/m3

Epaisseur 14.5/15 cm

Coutil : Tissu Tricot 100 % polyester

Plateaux : Piqués sur ouate 350 gr/m2 et mousse 15 mm

Finition : Galonné sur 2 faces Equipé de 4 poignées Bandes : Piquées sur 9 mm Polyether

Couchage : Accueil Mi-Ferme – Maintien Ferme Confort équilibré Epaisseur : 20/21 cm fini

Coloris : Ecru/Gris

Ambleteuse – 26 septembre 1944.

Le 26 septembre 1944, un Avro-Lancaster de type B I/ B III immatriculé PB129 s’est écrasé dans le Pré Communal d’Ambleuse. Un autre, abattu également, s’est écrasé près de la forteresse d’Audinghen. Tous deux faisaient partie du « 405 squadron ».

Ils avaient décollé à 12:00 GMT de l’aérodrome britannique de Gransden Lodge.

Leur mission était le bombardement de points fortifiés dans le Pas-de-Calais. Mais la FLAK (défense contre avion allemande) veillait et les bombardiers furent abattus.

De l’équipage de 8 aviateurs, 5 furent tués, 3 ont eu la chance d’être récupérés, car tombés en territoire allié.

Voici le rôle d’équipage :

W/Co Charles William PALMER Pilote RCAF décédé
F/Lt Wilfred GODDARD Navigateur décédé
F/O Wilfred George F. PEACOCK Bombardier RCAF décédé
F/Lt Albert James WILCOCK Bombardier RCAF
Sgt Hugh John ANDERSON Mécanicien RCAF
F/O Charles Edwin LAISHLEY Radio décédé
F/O Frederick John Alec FREY Mitrailleur RCAF décédé
P/O Irvin Leroy LAUCKNER Mitrailleur RCAF

Les cinq malheureux sont enterrés au cimetière canadien de Leubringhen.

Le Grand Hôtel d’Ambleteuse

Ouvert en 1903, lors de l’essor de la Côte d’Opale, le Grand Hôtel se morfond aujourd’hui.

Sans doute que quelques touristes évoqués dans le film « Ma Loute » de Bruno Dumont y résidaient, l’histoire se passant en 1910.

L’immeuble disposait de 32 chambres, avec, hélas, une seule salle de bain par étage. Jeanne, l’a géré de main de maître jusqu’en 1973, année de son décès.

Son fils, Pierre, n’avait pas la santé pour continuer l’activité et l’hôtel a fermé ses portes.

Aujourd’hui, un projet immobilier a vu le jour. Douze appartement de standing, du T1 au T4, vont remplacer les 32 chambres.

Situé idéalement, à quelque pas de la plage et du Fort d’Ambleteuse, les nouveaux propriétaires devraient y être heureux.

Source : Emmanuelle Dupeux – La Voix du Nord

La Chapelle Saint-Louis à Guémy

S’il est un lieu incontournable de la Côte d’Opale, c’est bien le Mont Saint-Louis à Guémy.

De la haut, la vue s’étend sur toute la plaine, jusqu’à Calais, Dunkerque et parfois, même, les falaises anglaises.

L’Histoire du lieu est assez hypothétique, s’il est probable de des druides en ait fait un lieu de culte, c’est à Antoine de Bourgogne dit « le Grand Bâtard de Bourgogne » que l’ont doit la Chapelle qui domine le site.

On suppose qu’il la fit bâtir à l’endroit d’une chapelle, plus modeste, établie là suite au passage de Louis IX, Saint-Louis, pour le siège de la forteresse de Tournehem, tenu par sa garnison au ordre du Compte de Boulogne, allié du Roi d’Angleterre Henri III.

Les troupes de Saint Louis manquant d’eau, celui-ci frappa le sol de son sceptre et fit jaillir une source. Son eau fut réputée pour guérir les écrouelles , fistules purulentes au niveau des ganglions lymphatiques du cou.

Cette fontaine coula de nombreuses années. Un paysan trouvant peut être sa fréquentation dérangeante la tarit en y jetant du mercure. On dit qu’il se desséchât en même temps que la source.