Église Saint Quentin de Wirwignes – Le chef d’oeuvre d’une vie de l’abbé Lecoutre

L’église de Wirwignes se distingue par une décoration intérieure naïve autant que surprenante.

L’abbé Amédée Lecoutre, né en 1830 à Wierre-Effroy.  Il voyagea en Terre-Sainte et fut nommé prêtre de Wirwignes en 1864.

De 1869 à 1906, avec l’aide d’un ingénieur et d’un peintre verrier, il décore son église un peu à la manière du Facteur Cheval…

C’est lors de travaux de peinture à la voûte céleste qui domine la nef qu’il tombe de son échafaudage et se tue en 1906.

L’ensemble de l’église (bâti, pavements, décorations intérieures, …) est classé 100 années après la mort de l’Abbé.

L’église est bien souvent fermée… si vous désirez la visité, vous pouvez demander la clé à quelques pas de là, au restaurant traditionnel « Chez Mémère Harlé »… l’occasion de déguster leur merveilleuse tarte au papin (ou à gros bord, ou encore, au libouli.).

Advertisements

Licques – Fête de la Dinde 2015

En décembre, Licques fête la dinde.

La volaille de Licques a une sacrée réputation dans la région, mais aussi dans l’hexagone.

2015-12-13 001 209

Plusieurs confréries se retrouvent le matin pour le défilé, précédé du troupeau de dindes.

Comme chaque année, c’est Michel Pruvot qui anime la défilé.  Il sera aussi présent sous le chapiteau, pendant le repas.

S6307043

Malgré le temps frais et maussade, la foule est au rendez-vous, comme chaque année.

S6307057

Notre groupe des Admirateurs de la Côte d’Opale était aussi de la partie.

121315 fete de la dinde 091

Estrée-Blanche, un joli village

Lorsque nous avons le temps d’éviter l’autoroute, nous nous rendons sur la côte par le chemin des écoliers.

Le D341 que nous empruntons est parallèle à l’autoroute des Anglais (A26), à partir de Thérouane, elle part vers l’ouest pour rejoindre Boulogne-sur-Mer.

S6306911

Estrée, en ancien français, évoque une chaussée recouverte de pierres plates (street en anglais, straat en flamand et Straße en allemand). 

En effet, Estrée est située sur l’ancienne voie romaine reliant Arras à Thérouanne appelée d’ailleurs « chaussée Brunehaut », comme nombre d’anciennes chaussées romaines.

S6306912

Mais ce n’est pas tout, Estrée-Blanche est aussi située sur la méridienne verte, cette droite verticale (axe nord-sud) fictive passant par l’Observatoire de Paris (à environ 2° 20′ du méridien de Greenwich), reliant Dunkerque dans le Nord à Prats-de-Mollo-la-Preste dans les Pyrénées Orientales.

S6306913

Érigé en 1921 à la mémoire des combattants de la Grande Guerre, il reprend aussi les nom des victimes civiles et militaires de la Seconde Guerre Mondiale et d’Indochine.

Les marbriers sont E. Leroy et M. Mantez de Béthune.  La statue est un modèle récurent d’Eugène Bénet.

S6306914

Photo de l'Église saint Vaast*L’église Saint-Vaast d’Estrée-Blanche date du XIVème siècle.

Elle est construite en pierres blanches du pays.

Cet édifice est voûté d’ogives et ne comporte qu’une nef centrale mesurant 22 mètres.

Sa largeur est de 6,65 m et sa hauteur de 8,50 m.

L’église Saint-Vaast, construite sur les ruines de la Chapelle néo-gothique Notre Dame du Rosaire, achevée par Cardon originaire de Blessy, a conservé sa façade originelle.

*Sources informations et photo extérieure de l’église : http://www.lys-sans-frontières.org

Le Mémorial Canadien de Vimy

« A LA VAILLANCE DE SES FILS PENDANT LA GRANDE GUERRE, ET EN MEMOIRE DE SES SOIXANTE MILLE MORTS, LE PEUPLE CANADIEN A ELEVE CE MONUMENT. »

« TO THE VALOUR OF THEIR COUNTRYMEN IN THE GREAT WAR AND IN MEMORY OF THEIR SIXTY THOUSAND DEAD THIS MONUMENT IS RAISED BY THE PEOPLE OF CANADA. »

En ce lieu, les nations canadienne et française s’unirent, dans le feu et dans le sang, pour défendre leurs valeurs communes que sont la Justice, la Paix, l’Honneur, la Foi, la Charité, la Vérité, la Connaissance, l’Espoir et la Liberté.

En guise de fraternité et de reconnaissance de la bravoure des combattants canadiens, la France fit don au Canada d’une part de sa terre. Les canadiens décidèrent d’ériger ce monument pour commémorer ces événements afin de se souvenir du prix de la justice et de la liberté que tant d’hommes ont payé. Ce mémorial illustre la valeur de ce précieux héritage que nous nous devons de préserver.

S6306910

Voici le texte d’accueil du site consacré à ce lieu de mémoire.

Cette une manœuvre de diversion précédent l’offensive du Chemin des Dames en avril 1917, failli changer le cours de la guerre.

S6306905

Le 20 mars 1917, un bombardement intensif des troupes ennemies est opéré en préparation de l’offensive.  Il s’intensifiât jusqu’au moment de l’assaut.

S6306906

A 5h30 le matin du lundi 9 avril (lundi de Pâques), les troupes du Commonwealth fortes de 24.000 soldats se ruent sur l’ennemi surpris.

La crête de Vimy, dominant Lens, Loos, Henin… est dévolue aux Canadiens qui parviennent à enfoncer les lignes allemandes.  L’après-midi, la crête est gagnée sauf la cote 145 qui est prise le lendemain.

S6306887S6306886

Le 12 avril, les Allemands sont définitivement chassé des lieux, ils se replient sur un ligne à 6 kilomètres.

Ces troupes canadiennes, contrairement aux autres armées du Commonwealth avait suivi un entrainement rigoureux, une préparation aux combats corps à corps.  Les autres soldat étaient envoyés au front avec une formation plus que sommaire.

S6306892

Cette victoire et celles qui suivirent (Arleux, Fresnoy, Passchendale) donnèrent à la jeune Nation Canadienne, sa légitimité à s’émanciper de la tutelle britannique.

S6306890S6306891

Si vous n’êtes jamais allé au Canada, dites vous qu’en foulant ce sol, vous êtes en territoire Canadien.  En effet, en guise de reconnaissance, la France à cédé ce terrain à ce pays.  Ce sont les autorités Canadiennes qui ont fait ériger ce monument et qui font entretenir les lieux.

Le sol garde les stigmates des la violence des combats.  Aujourd’hui encore, il est interdit de pénétrer dans de nombreux endroits.

Souvenons nous de la bravoure de ces soldats qui ont combattu loin de chez eux.  Un bon nombre d’entre eux reposent dans la terre de leur sacrifice.

S6306885

Samer – Fête des Fraises 2015.

Comme chaque année en juin, Samer fête les fraises.

Particulièrement réputée, la fraise de Samer se trouve sur bien des étals dans la région.

C’est aussi l’occasion de ripailles.  Quelques Admirateurs de la Côte d’Opale nous avaient rejoints pour l’occasion.

Une petite exposition de peinture y avait sa place… cette toile m’a particulièrement plu.

S6306814

La chapelle Sainte Godeleine à Wierre-Effroy

Armes de Wierre-Effroy

Les armes de Wierre-Effroy se blasonnent ainsi : d’argent à la bande de sable chargée de six losanges d’or posées à plomb.

Elle est toujours très fréquentée, cette chapelle dédiée à Sainte Godeleine.

L’eau de sa source guérirait les maladies des yeux, de la gorge… Mais certains viennent y prier afin de voir leur couple se reformer.

S6306336.JPG

Godeleine, Godelina, Godelieve, Godeliève de Gistel, c’est selon, est née vers 1049, ici, à Wierre-Effroy.  Elle est la fille du châtelain de Londefort, dont le manoir  s’élève alors à quelques pas de la source. Sa beauté n’a d’égal que sa foi. Son unique volonté est de se consacrer à Dieu et aux plus démunis.

S6306337.JPG

Hélas pour elle, en grandissant, sa beauté devient un objet de convoitise et attire nombre de soupirants. L’un d’eux, Bertolf de Gistel, est plus tenace que les autres. Les refus de la jeune femme ne le découragent pas … Bien au contraire. Il fait jouer toutes ses relations, dont le Comte de Boulogne,   suzerain du père de Godeleine. La jeune fille comprend qu’elle doit céder et accepte de l’épouser.

S6306352.JPG

Mais, dès le mariage, l’attitude de Bertolf change du tout au tout. Froid, lointain, méprisant, il se désintéresse totalement de sa jeune épouse. Il fait accélérer le départ vers son château de Gistel, près d’Ostende, dans les Flandres belges. C’est en quittant le manoir de son père qu’elle plante une quenouille dans le petit bois … Triste présage ou bienheureux miracle … Une source en jaillit. Celle à laquelle nous puisons l’eau aujourd’hui.

S6306346.JPG

À partir de cet instant, Godeleine va vivre l’enfer. Enfermée, affamée, humiliée, battue, elle est la proie de son ombrageux mari et de sa belle-mère. Une femme qui nourrit une haine féroce pour celle qui, officiellement, lui prend sa place. Godeleine dépérit, elle décide de s’échapper et chercher refuge, chez ses parents, au manoir de Londefort.

S6306333.JPG

Le scandale éclate et Bertolf de Gistel échappe de peu à l’opprobre général. Il fait amende honorable, se repent, jure à Godeleine, à ses parents et aux autorités ecclésiastiques mécontentes qu’il regrette sincèrement. Il promet désormais d’avoir une conduite irréprochable vis-à-vis de sa jeune épouse. Inquiète mais prête à pardonner, la jeune femme repart à Gistel.

S6306338.JPG

En réalité, la haine profonde de son mari, alimentée par l’humiliation des réprimandes qu’il a subi, est encore pire. Cette fois, la solution pour se débarrasser de Godeleine va être plus radicale. Il imagine un stratagème : Lui faire croire qu’il a demandé les services d’une « femme qui a le secret de renouer les liens conjugaux rompus, de faire revivre parmi les époux l’amitié la plus vive ». Godeleine devra la rencontrer en secret, une nuit où lui, Bertolf, ne doit pas être là. Le 6 juillet 1070 à l’aube, les deux hommes de main chargés de sa surveillance viennent réveiller Godeleine.

S6306339.JPG

Elle doit se rendre au rendez-vous sans apparat, dans ses vêtements de nuit… Et en toute discrétion. Une fois sortis du château, ils l’emmènent vers un point d’eau, et là, l’étrangle et la noie. Elle n’a que 21 ans. Son corps est ramené en secret jusqu’à sa chambre. Le scénario est simple, tout doit faire penser à une mort subite.

S6306343.JPG

Bertolf s’est forgé un alibi, il est à Bruges.  L’époux peut donc revenir en veuf éploré et répandre moult sanglots. Il prend soin toutefois de la faire inhumer en hâte, dès le lendemain, dans un caveau de l’église de Gistel.

S6306350.JPG

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

La jeune femme s’est débattue et du sang a coulé à l’endroit où elle a été tuée. Dès les premiers instants, on raconte que le sol sous ses pieds se changea en marbre blanc,  attestant ainsi de sa pureté. Car, dans son dégoût immense pour sa jeune femme, Bertolf de Gistel, à aucun moment, ne consomma le mariage.

S6306349.JPG

Lors des obsèques, un autre miracle se produisit. La renommée de Godeleine, sa gentillesse et sa charité envers les plus pauvres étaient telle, qu’une foule immense se déplaça. Comme à l’accoutumée, on distribua des pains aux plus démunis. Lorsqu’ils commencèrent à manquer, ils se multiplièrent pour permettre à chacun d’en recevoir.  Son tombeau puis l’eau dans laquelle Godeleine fut noyée commencèrent à attirer des infirmes et des malades. Il s’y produisait des miracles disait-on …

S6306345.JPG

Bertolf de Gistel, le soi-disant-veuf-très-éploré, s’était vite consolé. Aussitôt remarié, il fut rapidement père. Punition divine ou hasard : Sa fille, Édith, vint au monde aveugle. En grandissant, elle apprend qu’à quelques pas du château, coule une eau miraculeuse qui fait bien des prodiges… Elle s’y rend en secret, prend un peu d’eau pour la passer sur ses yeux … Aussitôt la jeune fille recouvre la vue.

S6306347.JPG

L’histoire ne dit pas ce qu’en pensa son père … Mais l’eau de l’étang de Gistel, ou du puits, selon les récits, devint un lieu de pèlerinage. Par filiation, l’eau de la source, que Sainte Godeleine avait fait jaillir, le jour de son mariage, à Wierre-Effroy, le fut aussi. Dès le XIe siècle, on atteste d’un pèlerinage qui a lieu, le long de la côte, de Gistel au petit village boulonnais. 

S6306348.JPG

Aujourd’hui encore en Belgique,   une procession se déroule,  le dimanche suivant le 5 juillet,  dans l’église de Gistel qui abrite les reliques de la sainte. À l’endroit où se trouvait le point d’eau ou le puits, on peut visiter aujourd’hui, la pittoresque abbaye de Ten Putte, traduisez « au puits » en flamand, fondée par Edith en remerciement.

Source : http://nord-decouverte.fr/

S6306334.JPG

Cette plaque explique la construction de la chapelle.   Je vais vous la retranscrire pour la facilité de la lecture :

Cette chapelle a été construite à l’honneur de Sainte Godelaine par Jean-Baptiste Brasdefer Delétang et Marie-Thérèse Longuemaux son épouse le 5/07/1782.  

Reconstruite en 1829 par Mr Jean Louis Marie Longuemaux, époux de Marie Antoinette Lavoine, Officier retraité Capitaine sous l’Empire de Napoléon au 27ème régiment d’infanterie de ligne, ex Capitaine des grenadiers des Gardes Nationnaux actives de la Cohorte de Calais.

 

S6306341.JPG

De nombreux ex-voto et offrandes recouvrent les murs de la chapelle.

S6306342.JPG

N’hésitez pas à passer par cet endroit calme et paisible, que vous croyiez ou non aux miracles… cette chapelle mérite le détour. 

+++