Mai 2016 – Exposition des photos aériennes d’Olivier Prud’Homme – Château Mollack

Notre amis Olivier Prud’Homme exposait en ce mois de mai à Marquise.

C’est avec plaisir que nous l’avons rejoint pour le vernissage de cette exposition dans un cadre idéal.

C’est en véritable passionné qu’Olivier présente ses photos aux invités.   Les photos aériennes offrent une découverte de la région sous un autre œil.

Découvrons maintenant cette ancienne demeure superbement restaurée.

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A la lecture de ceci, tout est dit pensera-t-on…   Intéressons nous quand même à ces personnages.

Je n’ai pas trouvé de mention d’un Marc Frest au 16ème siècle… par contre, le château s’est appelé « Manoir du Lutin » et à été restauré par Marc Frest à 1657.

Il le tenait de son père Jacques et de sa mère, Jeanne Gillon.

L’arrière petit fils de Marc, prénommé Marc également, n’eût que deux filles, le domaine passe à son gendre, Noël Marteau d’Imbrethun, dont un descendant restaura le château en 1863.

La photo ancienne est issue de l’ouvrage « Familles anciennes du Boulonnais » – Thome 2 – par Pierre Daudruy avec la collaboration de Jean-Marie Boulanger, Henry Lorge et Michel Parenty.  Edition des Beffrois – 1983

 

Église Saint Quentin de Wirwignes – Le chef d’oeuvre d’une vie de l’abbé Lecoutre

L’église de Wirwignes se distingue par une décoration intérieure naïve autant que surprenante.

L’abbé Amédée Lecoutre, né en 1830 à Wierre-Effroy.  Il voyagea en Terre-Sainte et fut nommé prêtre de Wirwignes en 1864.

De 1869 à 1906, avec l’aide d’un ingénieur et d’un peintre verrier, il décore son église un peu à la manière du Facteur Cheval…

C’est lors de travaux de peinture à la voûte céleste qui domine la nef qu’il tombe de son échafaudage et se tue en 1906.

L’ensemble de l’église (bâti, pavements, décorations intérieures, …) est classé 100 années après la mort de l’Abbé.

L’église est bien souvent fermée… si vous désirez la visité, vous pouvez demander la clé à quelques pas de là, au restaurant traditionnel « Chez Mémère Harlé »… l’occasion de déguster leur merveilleuse tarte au papin (ou à gros bord, ou encore, au libouli.).

Une balade dans la Ville Haute – Boulogne-sur-Mer – Janvier 2016

Certains jours d’hiver, la ville est plus accueillante que la plage… Moins de vents, abris, lieux pour se réchauffer devant un roustintin…

Voici dont un extrait de ne pérégrination de ce jour de janvier 2016.

Dans la cour du Château Comtal (Château-Musée pour les Boulonnais), un insigne et une plaquent rappellent un haut fait de la libération de Boulogne lors de la Seconde Guerre Mondiale.

J’ai eu la surprise de découvrir une devise en gaélique sur le blason…   DILEAS GU BAS signifie… « gentils au fond ».

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Sortons de la cour du château par la poterne et longeons la muraille…

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L’imposant monument aux morts de Boulogne mérite d’être scruté de plus près, nous reviendrons par un climat plus clément.

Reprenons la Porte Neuve ou Porte de Calais pour revenir dans la ville.  La façade de la Basilique est assez simple par rapport à la majestuosité du dôme.

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J’ai toujours aimé les portes anciennes ; celles-ci m’a immédiatement interpellé.  Vous voulez la voir ?  Rendez-vous au 31 de la rue Saint-Jean.

C’est par cette petite rue typique que nous nous retrouvons sur la place Godefroy de Bouillon, puis sur la place de la Résistance, face au beffroi.

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Hoverport de Boulogne-sur-Mer – entre URBEX et histoire.

Bien que situé sur le territoire du Portel, c’est sous le vocable « Gare de Boulogne-Aéroglisseur » que cet endroit a connu ses heures de gloire de 1968 à 1991.

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Les Aéroglisseurs ou Hovercrafts de la compagnie Seaspeed ont assuré la liaison avec Douvres en 25 minutes seulement.   Plus de 30.000.000 de voyageurs sont passé par là en 23 années.

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Ces installations ont permis de relier la Gare de Paris-Nord à celle de Londres-Victoria en train via Boulogne, puis Hovercraft jusqu’à Douvres et train à nouveau jusqu’à Londres.

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La gare de Boulogne-Aéroglisseurs peut être atteinte via un tunnel de 1891 mètres de long, sous la ville d’Outreau, le Tunnel de l’Ave-Maria, doté d’une double voie (une seule subsiste aujourd’hui pour de transport de fret assez occasionnels).

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Les lieux sont évidement, vu leur faible fréquentation, le terrain d’expression des tagueurs, d’où la mention « URBEX » employée dans le titre.

De nombreux projets ont plané quant à la réhabilitation du site… actuellement (selon mes infos), c’est l’agence « Boulogne-sur-Mer Développement Côte d’Opale » qui occupe les anciennes installations administratives.

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Etaples Military Cemetary – janvier 2016

Non, il n’y a pas eu de combats à Étaples en 14-18 et pourtant, il y a un cimetière, et un immense.

La raison est qu’Étaples et les localités environnantes ont servi de bases arrières aux troupes du Commonwealth.

Camps d’entrainement et surtout hôpitaux anglais et canadiens ont occupé des tentes et des baraquements dans toute cette région.

L’instruction militaire, les conditions de vie et le peu de distractions des militaires étaient tellement éprouvants qu’une mutinerie a eu lieu en septembre 1917.

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Avec 10.700 combattants, le cimetière est le plus grand du Commonwealth en France.

 

Outre des soldats britanniques, canadiens, australiens, indiens, néo-zélandais et sud-africains, 20 femmes y reposent également.

Ce sont des infirmières mais également des volontaires militaires.  660 soldats allemands, prisonniers décédés de leurs blessures, y sont également enterrés.

 

A l’écart, derrière un massif de bambous symbolisant son pays, un ouvrier chinois du Chinese Labour Corp gît.  Fu Pei Chen de Tianjin est décédé en 1917.  Je vous proposerai la photo de sa sépulture dans un prochain billet.

Boulogne-sur-Mer – Vue sur la ville fortifiée en hiver (12/2015)

Par un temps froid, rien de tel que de flâner en ville.  Boulogne intra-muros permet de déambuler à l’abri du vent.

La Basilique Notre Dame, omniprésente, veille sur les pas des promeneurs.

 

Au pied de celle-ci, un petit jardin, de type jardin de curé, mériterait un entretient plus suivi.

 

Les douves du château comtal frissonnent au moindre souffle.  Elles sont délaissées par les promeneurs et les lecteurs.

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La ville fortifié est bâtie sur une ville romaine.   Lors du percement du passage piéton de la Porte de Calais en 1895, des pierres taillées ont été découvertes.   Elles avaient été prélevée sur des édifices romains pour bâtir le rempart de la ville au IIIème siècle.

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