Moulin Saint-Jean à Hesdigneul lès Boulogne.

Ce moulin, qui est resté en service jusqu’à la guerre porte aussi le nom de Moulin de Mourlinghem ou bien Moulin Lhomme, nom d’un ancien meunier.

Sa construction remonterait au XIVème siècle. Il servit, comme le plus souvent à moudre le blé, mais aussi l’écorce de chêne servant à extraire le tan servant à fabriquer les filets de pêche.

Je vous invite à lire l’article que j’avais rédigé l’an dernier : Moulin Saint-Jean

Advertisements

La Chapelle Saint-Louis à Guémy

S’il est un lieu incontournable de la Côte d’Opale, c’est bien le Mont Saint-Louis à Guémy.

De la haut, la vue s’étend sur toute la plaine, jusqu’à Calais, Dunkerque et parfois, même, les falaises anglaises.

L’Histoire du lieu est assez hypothétique, s’il est probable de des druides en ait fait un lieu de culte, c’est à Antoine de Bourgogne dit « le Grand Bâtard de Bourgogne » que l’ont doit la Chapelle qui domine le site.

On suppose qu’il la fit bâtir à l’endroit d’une chapelle, plus modeste, établie là suite au passage de Louis IX, Saint-Louis, pour le siège de la forteresse de Tournehem, tenu par sa garnison au ordre du Compte de Boulogne, allié du Roi d’Angleterre Henri III.

Les troupes de Saint Louis manquant d’eau, celui-ci frappa le sol de son sceptre et fit jaillir une source. Son eau fut réputée pour guérir les écrouelles , fistules purulentes au niveau des ganglions lymphatiques du cou.

Cette fontaine coula de nombreuses années. Un paysan trouvant peut être sa fréquentation dérangeante la tarit en y jetant du mercure. On dit qu’il se desséchât en même temps que la source.

Le phare de Berck

Construit en 1950, il attire les regards par ses couleurs rouge et blanche. C’est le quatrième phare de Berck, le précédent ayant été détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale (1944).

C’est une tour cylindrique en maçonnerie de béton. Son architecte est Georges Tourry.

Il a une hauteur de 44,50 m, et culmine à 57 m au dessus du niveau de la mer ce qui lui donne une portée de 44 km.

Calais – La place d’Armes

Les abords de la place ne sont pas particulièrement intéressants, le quartier ayant été abondamment bombardé pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il présente le modernisme d’après guerre.

Heureusement, la Tour du Guet est restée debout malgré les vicissitudes de l’Histoire.

IMG_0298  L’origine de cette tour est assez floue.  Certains évoquent les « tours à feu » que Charlemagne à fait édifier vers 810 pour prémunir l’Empire des invasions Normandes.

Il semble plus plausible qu’elle ait été édifiée à la demande de Philippe Hurepel, compte de Boulogne, qui fortifiât Calais en 1229.

Elle en vécut, des moments difficiles, cette tour…

C’est du haut de celle-ci que Jean de Vienne, Gouverneur, annonçât les conditions de reddition de la Ville à Édouard III d’Angleterre en 1348 (épisode des Bourgeois de Calais).

En 1580, elle fut fendue en deux par un tremblement de terre.  Elle fut restaurée en 1606.  Une halle destinée au commerce y fut adjointe à cette occasion.

En 1658, un incendie accidentel à la halle communiquât le feu à la charpente de la tour qui dut attendre 30 années pour être réparée.

Comme son nom l’indique, cette tour servait à des guetteurs qui, en temps de paix avaient une fonction de sécurité interne, notamment détecter les incendies.  En temps de guerre, ils surveillaient l’approche de navires ou de troupes ennemies.  La fonction de guetteur ne disparût qu’en 1905.

De 1818 à 1848, elle fut équipée d’un feu tournant à l’huile faisant office de phare… Le phare actuel la remplace depuis lors.

 

 

Pour commémorer le 45ème anniversaire de la mort de Charles de Gaulle, une sculpture en bronze à l’échelle 1,5 du couple Présidentiel fut érigée face à la tour du Guet.

Cette statue, inspirée d’une photo du couple visitant Calais en 1959, rappelle notamment que Charles épousa Yvonne Vendroux, plus communément appelée « Tante Yvonne », en l’Église Notre-Dame le 7 avril 1921.

Cette sculpture est l’oeuvre d’Élisabeth Cibot, de Nantes.

 

 

Église Notre-Dame de Calais

Au début du XIIIème siècle, il y avait là une église.  Elle fut fortement endommagée en 1346-1347 pendant la guerre entre la France et l’Angleterre.

Ce sont les occupants anglais qui vont bâtir celle-ci en briques de sable vu que les carrières de pierre sont en territoire français.

IMG_0295

En 1558, Calais redevient Français.  L’église Saint-Nicolas laissant place à la citadelle, Notre-Dame devient la seule église de la ville.

La décoration intérieure est principalement due à l’Archiprêtre de Lencquesaing qui en 1863 commande des travaux d’aménagement en style gothique.

Bombardée en septembre 1944, elle est menacée de destruction mais elle fait l’objet de réparations gigantesques à partie des années ’60.

Elle vît le Mariage du Capitaine Charles de Gaulle avec la calaisienne Yvonne Vendroux, le 7 avril 1921.

 

 

 

L’Hôtel de Ville de Calais, une naissance difficile…

C’est de la fusion des localités de Saint-Pierre et de Calais (1885) qu’est née l’idée d’un nouvel Hôtel de Ville.

Ce sont 95 dossiers qui sont présentés au concours organisé en 1887, remporté par Paul Wallon, architecte parisien dont le projet est finalement abandonné faute de budget.

En 1901, la Municipalité décide de faire appel à l’architecte local, 4ème du concours, Ernest Decroix.  Associé à Edmond Douillet d’Amiens, le nouveau dossier est retardé en raison de critiques et de budget (air connu).

Suite au décès d’Ernest Decroix, le projet est confié à Ernest Debrouwer (qui réalisera l’Hôtel de Ville du Touquet en 1931).  C’est à lui que nous devons la présence d’un beffroi (classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 2005).

Bien qu’endommagé pendant la Grande Guerre, les travaux de ce bel ouvrage s’achèvent enfin en 1923, il sera inauguré en 1925.

Si l’extérieur, d’un style à la fois renaissance et flamand, est avenant, l’intérieur est simplement grandiose… l’ensemble est classé aux monuments historiques depuis 2003.

IMG_0294

La salle du conseil municipal, du plus pur style flamand est ornée de stucs et de boiseries.  Sur le mur latéral trône une toile (1925) de Jeanne Thil, artiste locale, intitulée « Le dévouement des Bourgeois de Calais ».  On y voit Philippa de Hainaut implorer son époux Edouard III de laisser grâce aux bourgeois (voir billet précédent).IMG_0291

Le grand salon d’honneur occupe, entre les deux cheminées aux armes de Calais et de Saint-Pierre, toute la longueur de la façade…

Au rez-de-chaussée, qui accueille fréquemment des expositions temporaires, une grande verrière en vitrail apporte une lumière diffuse et riche.

 

 

Ferques : Les Carrières du Boulonnais – mai 2016

IMG_0176En 1896, le négociant en marbre Auguste Poulain acquiert cette carrière.

Pour l’exploiter, il crée en 1917, la société « Marbres du Boulonnais » et investit dans une unité de sciage de marbre.

En 1927, une première idée de diversification, est de commercialiser les déchets de l’extraction sous forme de ballast, puis de granulats.

IMG_0177

Dès 1959, c’est cette seconde activité qui assure la postérité de l’entreprise.

Les années ’80 et ’90 marquent l’expansion de la Société via des rachats d’une entreprise du Boulonnais (Terres réfractaires du Boulonnais) et dans le Valenciennois (Carrières du Bassin de la Sambre).

IMG_0178

Le groupe se lance en 2000 dans la fourniture de béton prêt à l’emploi et en blocs de béton sous le nom « CB Premix ».

En 2008, le Groupe Carrières du Boulonnais devient Groupe CB.  Il possède des agences à Pékin, Moscou, en Afrique du Sud, en Allemagne et en Ukraine.

Aujourd’hui, le groupe (devenu CB) emploie 600 collaborateurs et exporte 20% de sa production.

IMG_0179