Ambleteuse – Le Fort Vauban

Construit sur ordre de Louis XIV par Vauban en 1680, remanié sur ordre de Napoléon en 1804, pendant le « Camp de Boulogne », ce fort a aujourd’hui une fière allure.

Nommé souvent Fort Mahon, ce nom n’est cependant apparu que vers 1840, suite, sans doute, à une erreur de retranscription. Initialement on l’appelait « Tour ou Fort d’Ambleteuse ».

La visite, surtout commentée par Jean-Yves Méreau, Président de l’association « Les Amis du Fort d’Ambleteuse », est très intéressante et instructive.

Bien qu’il ait déjà fait l’objet de restauration, des travaux sont encore nécessaires. Son sous-bassement a été consolidé côté mer en 2019.

Les troupes allemandes ont aussi, hélas, modifié le fort.

Les photos suivantes montrent l’ancien estuaire de la Slack, sous forme d’un canal. Ce sont Vauban, puis Napoléon, qui voulaient faire de ce lieu un port de guerre contre la Grande Bretagne.

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La Madelaine-sous-Montreuil – Autour de la Grenouillère.

Un beau soleil, une lumière parfaite, ça donne envie de marcher et de photographier…

En voiture jusqu’à ce lieu mythique qu’est « La Grenouillère », célèbre grâce au restaurant éponyme d’Alexandre Gauthier, mais lieu-dit dit existait bien avant son implantation.

Ce dernier a d’ailleurs investit l’autre rive de la Canche pour y implanter des carrés potagers accueillant des herbes aromatiques.

Longeons la Canche…

De nombreux canaux de drainage rejoignent la Canche… Nous en longeons un.

Notre parcours nous amène aux moulins du Bacon. Les plus petits datent du XVIème siècle, ancien moulins royaux. Le plus haut date lui du XIXème.

Église Saint-Pierre à Neufchâtel

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

Blason de Neufchâtel-Hardelot

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
D’argent à la nef de sinople habillée d’argent croisetté de gueules, équipée de sable et flammée d’azur, voguant sur des ondes aussi d’argent mouvant de la pointe, au chef bastillé de gueules chargé d’une couronne carolingienne d’or adextrée d’une salamandre de sinople dans sa patience aussi d’or et senestrée d’une demi rose d’or accolée à une demi-grenade du champ.

Je vous ai déjà parlé ici de Saint-Josse et de Saint-Frieux (Judoc et Frioc). Ces deux frères ermites vivaient au VIIème, dit-on, à l’emplacement de l’église actuelle.

L’église a été bâtie au XVIème siècle, elle a été modifié et restaurée au XIXème.

Je n’ai pas trouvé beaucoup d’information à son sujet malgré de longues recherches sur le net.

Parmi les tombes du cimetière entourant l’église, on observe une vingtaine de tombes de soldat de la Première Guerre Mondiale décédés à l’Hôpital Général n°25 à Hardelot ainsi que 9 tombes de soldats britanniques de la Seconde Guerre Mondiale.

Moulin Saint-Jean à Hesdigneul lès Boulogne.

Ce moulin, qui est resté en service jusqu’à la guerre porte aussi le nom de Moulin de Mourlinghem ou bien Moulin Lhomme, nom d’un ancien meunier.

Sa construction remonterait au XIVème siècle. Il servit, comme le plus souvent à moudre le blé, mais aussi l’écorce de chêne servant à extraire le tan servant à fabriquer les filets de pêche.

Je vous invite à lire l’article que j’avais rédigé l’an dernier : Moulin Saint-Jean

La Chapelle Saint-Louis à Guémy

S’il est un lieu incontournable de la Côte d’Opale, c’est bien le Mont Saint-Louis à Guémy.

De la haut, la vue s’étend sur toute la plaine, jusqu’à Calais, Dunkerque et parfois, même, les falaises anglaises.

L’Histoire du lieu est assez hypothétique, s’il est probable de des druides en ait fait un lieu de culte, c’est à Antoine de Bourgogne dit « le Grand Bâtard de Bourgogne » que l’ont doit la Chapelle qui domine le site.

On suppose qu’il la fit bâtir à l’endroit d’une chapelle, plus modeste, établie là suite au passage de Louis IX, Saint-Louis, pour le siège de la forteresse de Tournehem, tenu par sa garnison au ordre du Compte de Boulogne, allié du Roi d’Angleterre Henri III.

Les troupes de Saint Louis manquant d’eau, celui-ci frappa le sol de son sceptre et fit jaillir une source. Son eau fut réputée pour guérir les écrouelles , fistules purulentes au niveau des ganglions lymphatiques du cou.

Cette fontaine coula de nombreuses années. Un paysan trouvant peut être sa fréquentation dérangeante la tarit en y jetant du mercure. On dit qu’il se desséchât en même temps que la source.

Le phare de Berck

Construit en 1950, il attire les regards par ses couleurs rouge et blanche. C’est le quatrième phare de Berck, le précédent ayant été détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale (1944).

C’est une tour cylindrique en maçonnerie de béton. Son architecte est Georges Tourry.

Il a une hauteur de 44,50 m, et culmine à 57 m au dessus du niveau de la mer ce qui lui donne une portée de 44 km.

Calais – La place d’Armes

Les abords de la place ne sont pas particulièrement intéressants, le quartier ayant été abondamment bombardé pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il présente le modernisme d’après guerre.

Heureusement, la Tour du Guet est restée debout malgré les vicissitudes de l’Histoire.

IMG_0298  L’origine de cette tour est assez floue.  Certains évoquent les « tours à feu » que Charlemagne à fait édifier vers 810 pour prémunir l’Empire des invasions Normandes.

Il semble plus plausible qu’elle ait été édifiée à la demande de Philippe Hurepel, compte de Boulogne, qui fortifiât Calais en 1229.

Elle en vécut, des moments difficiles, cette tour…

C’est du haut de celle-ci que Jean de Vienne, Gouverneur, annonçât les conditions de reddition de la Ville à Édouard III d’Angleterre en 1348 (épisode des Bourgeois de Calais).

En 1580, elle fut fendue en deux par un tremblement de terre.  Elle fut restaurée en 1606.  Une halle destinée au commerce y fut adjointe à cette occasion.

En 1658, un incendie accidentel à la halle communiquât le feu à la charpente de la tour qui dut attendre 30 années pour être réparée.

Comme son nom l’indique, cette tour servait à des guetteurs qui, en temps de paix avaient une fonction de sécurité interne, notamment détecter les incendies.  En temps de guerre, ils surveillaient l’approche de navires ou de troupes ennemies.  La fonction de guetteur ne disparût qu’en 1905.

De 1818 à 1848, elle fut équipée d’un feu tournant à l’huile faisant office de phare… Le phare actuel la remplace depuis lors.

 

 

Pour commémorer le 45ème anniversaire de la mort de Charles de Gaulle, une sculpture en bronze à l’échelle 1,5 du couple Présidentiel fut érigée face à la tour du Guet.

Cette statue, inspirée d’une photo du couple visitant Calais en 1959, rappelle notamment que Charles épousa Yvonne Vendroux, plus communément appelée « Tante Yvonne », en l’Église Notre-Dame le 7 avril 1921.

Cette sculpture est l’oeuvre d’Élisabeth Cibot, de Nantes.