Calais – La place d’Armes

Les abords de la place ne sont pas particulièrement intéressants, le quartier ayant été abondamment bombardé pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il présente le modernisme d’après guerre.

Heureusement, la Tour du Guet est restée debout malgré les vicissitudes de l’Histoire.

IMG_0298  L’origine de cette tour est assez floue.  Certains évoquent les « tours à feu » que Charlemagne à fait édifier vers 810 pour prémunir l’Empire des invasions Normandes.

Il semble plus plausible qu’elle ait été édifiée à la demande de Philippe Hurepel, compte de Boulogne, qui fortifiât Calais en 1229.

Elle en vécut, des moments difficiles, cette tour…

C’est du haut de celle-ci que Jean de Vienne, Gouverneur, annonçât les conditions de reddition de la Ville à Édouard III d’Angleterre en 1348 (épisode des Bourgeois de Calais).

En 1580, elle fut fendue en deux par un tremblement de terre.  Elle fut restaurée en 1606.  Une halle destinée au commerce y fut adjointe à cette occasion.

En 1658, un incendie accidentel à la halle communiquât le feu à la charpente de la tour qui dut attendre 30 années pour être réparée.

Comme son nom l’indique, cette tour servait à des guetteurs qui, en temps de paix avaient une fonction de sécurité interne, notamment détecter les incendies.  En temps de guerre, ils surveillaient l’approche de navires ou de troupes ennemies.  La fonction de guetteur ne disparût qu’en 1905.

De 1818 à 1848, elle fut équipée d’un feu tournant à l’huile faisant office de phare… Le phare actuel la remplace depuis lors.

 

 

Pour commémorer le 45ème anniversaire de la mort de Charles de Gaulle, une sculpture en bronze à l’échelle 1,5 du couple Présidentiel fut érigée face à la tour du Guet.

Cette statue, inspirée d’une photo du couple visitant Calais en 1959, rappelle notamment que Charles épousa Yvonne Vendroux, plus communément appelée « Tante Yvonne », en l’Église Notre-Dame le 7 avril 1921.

Cette sculpture est l’oeuvre d’Élisabeth Cibot, de Nantes.

 

 

Église Notre-Dame de Calais

Au début du XIIIème siècle, il y avait là une église.  Elle fut fortement endommagée en 1346-1347 pendant la guerre entre la France et l’Angleterre.

Ce sont les occupants anglais qui vont bâtir celle-ci en briques de sable vu que les carrières de pierre sont en territoire français.

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En 1558, Calais redevient Français.  L’église Saint-Nicolas laissant place à la citadelle, Notre-Dame devient la seule église de la ville.

La décoration intérieure est principalement due à l’Archiprêtre de Lencquesaing qui en 1863 commande des travaux d’aménagement en style gothique.

Bombardée en septembre 1944, elle est menacée de destruction mais elle fait l’objet de réparations gigantesques à partie des années ’60.

Elle vît le Mariage du Capitaine Charles de Gaulle avec la calaisienne Yvonne Vendroux, le 7 avril 1921.

 

 

 

L’Hôtel de Ville de Calais, une naissance difficile…

C’est de la fusion des localités de Saint-Pierre et de Calais (1885) qu’est née l’idée d’un nouvel Hôtel de Ville.

Ce sont 95 dossiers qui sont présentés au concours organisé en 1887, remporté par Paul Wallon, architecte parisien dont le projet est finalement abandonné faute de budget.

En 1901, la Municipalité décide de faire appel à l’architecte local, 4ème du concours, Ernest Decroix.  Associé à Edmond Douillet d’Amiens, le nouveau dossier est retardé en raison de critiques et de budget (air connu).

Suite au décès d’Ernest Decroix, le projet est confié à Ernest Debrouwer (qui réalisera l’Hôtel de Ville du Touquet en 1931).  C’est à lui que nous devons la présence d’un beffroi (classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 2005).

Bien qu’endommagé pendant la Grande Guerre, les travaux de ce bel ouvrage s’achèvent enfin en 1923, il sera inauguré en 1925.

Si l’extérieur, d’un style à la fois renaissance et flamand, est avenant, l’intérieur est simplement grandiose… l’ensemble est classé aux monuments historiques depuis 2003.

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La salle du conseil municipal, du plus pur style flamand est ornée de stucs et de boiseries.  Sur le mur latéral trône une toile (1925) de Jeanne Thil, artiste locale, intitulée « Le dévouement des Bourgeois de Calais ».  On y voit Philippa de Hainaut implorer son époux Edouard III de laisser grâce aux bourgeois (voir billet précédent).IMG_0291

Le grand salon d’honneur occupe, entre les deux cheminées aux armes de Calais et de Saint-Pierre, toute la longueur de la façade…

Au rez-de-chaussée, qui accueille fréquemment des expositions temporaires, une grande verrière en vitrail apporte une lumière diffuse et riche.

 

 

Ferques : Les Carrières du Boulonnais – mai 2016

IMG_0176En 1896, le négociant en marbre Auguste Poulain acquiert cette carrière.

Pour l’exploiter, il crée en 1917, la société « Marbres du Boulonnais » et investit dans une unité de sciage de marbre.

En 1927, une première idée de diversification, est de commercialiser les déchets de l’extraction sous forme de ballast, puis de granulats.

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Dès 1959, c’est cette seconde activité qui assure la postérité de l’entreprise.

Les années ’80 et ’90 marquent l’expansion de la Société via des rachats d’une entreprise du Boulonnais (Terres réfractaires du Boulonnais) et dans le Valenciennois (Carrières du Bassin de la Sambre).

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Le groupe se lance en 2000 dans la fourniture de béton prêt à l’emploi et en blocs de béton sous le nom « CB Premix ».

En 2008, le Groupe Carrières du Boulonnais devient Groupe CB.  Il possède des agences à Pékin, Moscou, en Afrique du Sud, en Allemagne et en Ukraine.

Aujourd’hui, le groupe (devenu CB) emploie 600 collaborateurs et exporte 20% de sa production.

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Guînes – Hotel de Ville et Monument aux Morts. – mai 2016

Le monument aux morts de Guînes a été inauguré en 1921.

C’est le marbrier Augustin Lesieux qui l’a réalisé avec de la pierre de Vilhonneur pour la sculpture et le la pierre d’Euville pour le socle.

Il commémore plusieurs conflits, de la guerre de 1870 à la Guerre d’Algérie.

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Derrière le monument, l’Hôtel de Ville affiche fièrement ses 154 ans.  Après bien des lieux de délibération (église, maisons privées, etc…), le conseil communal décide en 1862 de lancer les travaux dont la première pierre est posée le 24 août.

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L’Hôtel de ville est inauguré le 17 juillet 1864, après bien des péripéties municipales (lire ici).

 

Mai 2016 – Exposition des photos aériennes d’Olivier Prud’Homme – Château Mollack

Notre amis Olivier Prud’Homme exposait en ce mois de mai à Marquise.

C’est avec plaisir que nous l’avons rejoint pour le vernissage de cette exposition dans un cadre idéal.

C’est en véritable passionné qu’Olivier présente ses photos aux invités.   Les photos aériennes offrent une découverte de la région sous un autre œil.

Découvrons maintenant cette ancienne demeure superbement restaurée.

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A la lecture de ceci, tout est dit pensera-t-on…   Intéressons nous quand même à ces personnages.

Je n’ai pas trouvé de mention d’un Marc Frest au 16ème siècle… par contre, le château s’est appelé « Manoir du Lutin » et à été restauré par Marc Frest à 1657.

Il le tenait de son père Jacques et de sa mère, Jeanne Gillon.

L’arrière petit fils de Marc, prénommé Marc également, n’eût que deux filles, le domaine passe à son gendre, Noël Marteau d’Imbrethun, dont un descendant restaura le château en 1863.

La photo ancienne est issue de l’ouvrage « Familles anciennes du Boulonnais » – Thome 2 – par Pierre Daudruy avec la collaboration de Jean-Marie Boulanger, Henry Lorge et Michel Parenty.  Edition des Beffrois – 1983

 

Église Saint Quentin de Wirwignes – Le chef d’oeuvre d’une vie de l’abbé Lecoutre

L’église de Wirwignes se distingue par une décoration intérieure naïve autant que surprenante.

L’abbé Amédée Lecoutre, né en 1830 à Wierre-Effroy.  Il voyagea en Terre-Sainte et fut nommé prêtre de Wirwignes en 1864.

De 1869 à 1906, avec l’aide d’un ingénieur et d’un peintre verrier, il décore son église un peu à la manière du Facteur Cheval…

C’est lors de travaux de peinture à la voûte céleste qui domine la nef qu’il tombe de son échafaudage et se tue en 1906.

L’ensemble de l’église (bâti, pavements, décorations intérieures, …) est classé 100 années après la mort de l’Abbé.

L’église est bien souvent fermée… si vous désirez la visité, vous pouvez demander la clé à quelques pas de là, au restaurant traditionnel « Chez Mémère Harlé »… l’occasion de déguster leur merveilleuse tarte au papin (ou à gros bord, ou encore, au libouli.).