L’entreprise Desseilles Laces, garante de la tradition dentellière de Calais – Juin 2016.

En pleine tourmente juridique, commerciale et sociale, j’avais via le groupe des ADLCO apporté un petit soutien à Jean-Louis Dussart, Directeur Général.

Notre modeste but était faire mieux connaître la dentelle de Calais et les difficultés rencontrées par la société.

Quelques semaine plus tard, Monsieur Dussart me proposait de visiter l’entreprise dans le cadre d’une de nos rencontres.

C’est Gérard Dezoteux, Directeur de Création et Directeur de Production qui nous accueille et qui nous guide dans les étapes de la création et de la fabrication.

Et quel plaisir cela a été… écouter ce Monsieur, c’est comme si les murs de la Société nous parlaient… Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme un des meilleurs créateurs.

Il travaille à l’ancienne, à la main, sur des canevas parfois gigantesques (le sol de la pièce d’accueil sur les photos), pour concrétiser ses idées créatrices, issues parfois d’un motif aperçu au gré de sa vie.

Ses schémas sont ensuite numérisés via des cartes perforées pour les anciens métiers de Jacquard, soit électroniquement pour les métiers plus modernes.

Bien que nous soyons samedi, quelques ouvriers sont présents, ce qui nous permets de voir fonctionner les machines et d’apprécier la minutie des petites mains, indispensables intervenantes de cette fabrication.

Ces professions de l’ombre sont essentielles et demandent un savoir faire et un patience à toute épreuve.

Au final, une visite très instructive que nous aimerions rééditer.  Je reprendrai contact avec la Direction chinoise du groupe Yongsheng, pour qui je pense que Gérard Dezoteux a repris du service malgré l’annonce émouvante qu’il nous avait faite, annonçant sa retraite pour le mercredi suivant notre visite.

Les dames ont, en fin de visite, pu s’en donner à cœur joie…  des bobines de dentelles de coloris divers étaient à leur dispositions pour prélever la longueur voulue.

�JPYes

 

Les motards roulent pour l’association « Un enfant dans le Ciel » – Licques – Marquise – Pentecôte 2016.

C’est pour ce rendez-vous que nous avons loué un gîte à Andres, notre maison étant louée…

Président et créateur de cette association, Olivier Prud’Homme permet à des enfants malades où handicapés de voler en avion ou en hélicoptère au dessus du Pas-de-Calais, de survoler leur maison, etc…

Pour financer l’association, il organise des « events »… ici, un parcours moto entre Licques et Marquise.

Patricia et moi nous sommes portés volontaires pour l’inscription et la collecte de la « cotisation » à Licques, puis à Marquise pour la confection et la distribution des sandwiches et boissons compris dans la participation.

Un moment chaleureux et sympathique, les motard ont un grand cœur…

Le départ à Licques et la confection des sandwiches (photos de la Mairie de Marquise pour ces deux dernières).

La « coureur » en vert est une des autres chevilles ouvrière de l’association, notre ami Bruno Montigny.

Ambleteuse – Le musée 39-45

C’est un des plus beaux musées consacrés à la WW2 que j’ai vu à ce jour.

La collection d’uniformes, sur des mannequins en situation, nous rapportent une vision digne d’un retour dans le temps.

Je vous présente ici un échantillon de ce que vous pourrez y voir, sans commentaires pour ne pas édulcorer vos réactions lors d’une visite que je vous conseille chaudement.

Site : http://www.musee3945.com/index.htm

 

Audresselles – Fête du crabe – Pentecôte 2016.

C’est la première fois que nous avons l’occasion de nous rendre à Audresselles à la Pentecôte, ce weekend étant habituellement dévolu au hôtes de « Mon p’tit bonheur ».

Mais en ce mois de mai, nous avons réservé un gîte à Fauquembergue pour être présents auprès d’Olivier Prud’Homme à Marquise et à Licques.  (voir d’autres posts).

Habitués que nous sommes à des fêtes comme le Hareng Roi d’Étaples ou la fête de la Beurière à Boulogne, nous sommes déçu de cette affiche qui semblait pourtant alléchante.

Nous apprendrons plus tard que cet événement est en perte de vitesse et qu’il a bien failli être annulé en 2018.

Espérons que quelques bénévoles redresseront la barre avec le concours de la Mairie, il serait dommage de voir disparaître un tel support au patrimoine local.

 

 

Ferques : Les Carrières du Boulonnais – mai 2016

IMG_0176En 1896, le négociant en marbre Auguste Poulain acquiert cette carrière.

Pour l’exploiter, il crée en 1917, la société « Marbres du Boulonnais » et investit dans une unité de sciage de marbre.

En 1927, une première idée de diversification, est de commercialiser les déchets de l’extraction sous forme de ballast, puis de granulats.

IMG_0177

Dès 1959, c’est cette seconde activité qui assure la postérité de l’entreprise.

Les années ’80 et ’90 marquent l’expansion de la Société via des rachats d’une entreprise du Boulonnais (Terres réfractaires du Boulonnais) et dans le Valenciennois (Carrières du Bassin de la Sambre).

IMG_0178

Le groupe se lance en 2000 dans la fourniture de béton prêt à l’emploi et en blocs de béton sous le nom « CB Premix ».

En 2008, le Groupe Carrières du Boulonnais devient Groupe CB.  Il possède des agences à Pékin, Moscou, en Afrique du Sud, en Allemagne et en Ukraine.

Aujourd’hui, le groupe (devenu CB) emploie 600 collaborateurs et exporte 20% de sa production.

IMG_0179

 

 

 

Guînes – Hotel de Ville et Monument aux Morts. – mai 2016

Le monument aux morts de Guînes a été inauguré en 1921.

C’est le marbrier Augustin Lesieux qui l’a réalisé avec de la pierre de Vilhonneur pour la sculpture et le la pierre d’Euville pour le socle.

Il commémore plusieurs conflits, de la guerre de 1870 à la Guerre d’Algérie.

IMG_0174

Derrière le monument, l’Hôtel de Ville affiche fièrement ses 154 ans.  Après bien des lieux de délibération (église, maisons privées, etc…), le conseil communal décide en 1862 de lancer les travaux dont la première pierre est posée le 24 août.

IMG_0175

L’Hôtel de ville est inauguré le 17 juillet 1864, après bien des péripéties municipales (lire ici).

 

Forteresse de Mimoyecques – Une des dernières tentatives du Reich – Mai 2016

Lorsque le vent à commencé à tourner lors de la Seconde Guerre Mondiale, Hitler a commandé des « constructions spéciales ».

Outre le mur de l’Atlantique, très visible sur la côte d’opale en raison de sa certitude que le débarquement aurait lieu là, l’étroitesse du Détroit du Pas-de-Calais lui apporte, ainsi qu’à ses ingénieurs, des idées pour bombarder Londres, devenue SA perfide Albion.

En ce jour, c’est à Mimoyecques que nous nous rendons pour une visite combinée de la forteresse souterraine et au dessus de celle-ci afin de comprendre son inutilité après les bombardements alliés.

IMG_0148

La photo le montre bien, les galeries ont été creusées dans le plateau crayeux de l’arrière pays de la région des deux Caps.

C’est une main d’oeuvre diverse (prisonniers civils et militaires, locaux disposant de connaissances spécifiques, …) qui a œuvré sous les ordres des forces allemandes à la réalisation ce ce dédale de galeries.

Aussi appelée « le canon de Londres », cette base dont le nom de code était « Wiese » (prairie) devait permettre d’envoyer des obus à charges multiples (V3) vers l’Angleterre.

IMG_0159

Pour faire « simple », cet ensemble de canons de 5 x 5 éléments sur deux sites distants de 1000 mètres, devait pouvoir envoyer 600 obus par heure sur Londres.

La forme du canon reconstitué ci-dessus se doit d’être expliquée.   L’obus est lancé de façon classique mais, pour lui donner une vitesse capable d’atteindre la capitale Britannique, des charges latérales, déclenchées par cet obus, explosent et le propulsent d’autant plus vite.

Si les « puits » de lancement obliques (voir ci-dessus) ne pouvaient pas être orientés, c’est en jouant sur la charge d’explosifs que ce « canon » pouvait être réglé.

A l’intérieur, l’homme et la nature ont laissé des traces… si cette génératrice est totalement humaine, les concrétions sont naturelles.

Une photo ci-dessus évoque les deux… la nature dont le sol bouge, créant des fissures, et les « marqueurs » laissés par l’homme pour juger de la gravité de celles-ci.

Les alliés ne comprenaient pas le rôle de cette base mais en connaissaient l’existence.  De novembre 1943 à août 1944, le site fut copieusement bombardé.  C’est le 6 juillet 1944 qu’un attaque à l’aide de bombes « Tallboys » qui fit sans doute les plus gros dégâts.

Le 12 août 1944, le bombardier B-24, télécommandé vers ce site, piloté par Joseph Patrick Kennedy  (qui devait sauter en parachute avant l’impact) explosa prématurément. Il y perdit la vie au dessus de l’Angleterre.

Après cette visite, une guide nous emmène au sommet de la forteresse, c’est là que nous apprécierons les dégâts occasionnés à l’ouvrage par les bombardements… surtout celui du 6 juillet 1944.

La progression de la 3ème Division d’Infanterie Canadienne chassera les occupants des lieux avant tout combat.